Phuket élue meilleure destination bien-être par les Canadiens en 2026
Les voyageurs canadiens ont placé l'île en tête des récompenses Air Canada Vacations, un résultat que la Thaïlande relie à sa stratégie de tourisme à plus forte valeur
Phuket a remporté la première place dans la catégorie bien-être des Travellers' Top Picks Awards 2026 d'Air Canada Vacations, un programme annuel où les voyageurs canadiens votent pour leurs destinations préférées dans dix catégories. Les résultats ont été annoncés le 22 septembre à l'Universal Event Space, près de Toronto, au terme d'un vote qui a rassemblé plus de 1,3 million de voix.
Cette distinction arrive alors que les voyages des Canadiens vers la Thaïlande étaient déjà en hausse. Entre le 1er janvier et le 21 septembre de cette année, 180 510 Canadiens ont visité le pays, soit une augmentation de 2,35 % par rapport à la même période en 2025. Le Canada est le neuvième marché émetteur de long-courrier pour la Thaïlande, un classement modeste que les autorités à Bangkok souhaitent visiblement améliorer.
La porte-parole adjointe du gouvernement, Ploytalay Laksameesangchan, a associé ce prix à la stratégie thaïlandaise de "tourisme axé sur la valeur", qui privilégie les visiteurs qui restent plus longtemps et dépensent davantage plutôt que le simple nombre d'arrivées. Les voyageurs en quête de bien-être répondent souvent aux deux critères, et les autorités affirment vouloir désormais approfondir la coopération en tourisme de santé et de bien-être avec le Canada pour capitaliser sur cette attention.
La réputation de Phuket comme destination bien-être ne s'est pas construite du jour au lendemain. Au cours de la dernière décennie, l'île a vu se multiplier les resorts avec spa, les retraites de yoga et de méditation, ainsi que les programmes bien-être proposés par les hôtels, venant s'ajouter à son image plus ancienne de destination de plage et de vie nocturne. Beaucoup de ces nouveaux établissements se trouvent loin des zones touristiques principales de Patong ou Kata, nichés dans les collines près de Kamala, sur les plages plus tranquilles de la côte ouest, ou à l'intérieur des terres près de Chalong.
Cette géographie explique en partie pourquoi un séjour bien-être à Phuket fonctionne, ou non. Une retraite à 20 minutes du 7-Eleven le plus proche n'offre pas la même expérience qu'un hôtel sur une avenue de plage animée, et se déplacer entre les deux, ou d'un hôtel à un cours de yoga matinal à l'autre bout de l'île, suppose généralement d'organiser soi-même son transport plutôt que d'attendre une navette d'hôtel ou un taxi au compteur.
C'est là qu'intervient une plateforme comme Balm Rentals, aux côtés des loueurs et des agences déjà présents sur l'île. L'application affiche le prix, la caution et les conditions de location d'un scooter ou d'une voiture avant tout paiement, dans la langue du voyageur, et ne réunit en un seul endroit que des loueurs opérant légalement et vérifiés, plutôt que de laisser le visiteur comparer des étals dispersés au bord de la route. Pour un voyageur canadien venu passer une semaine entre spa et plages tranquilles, cette transparence évite une négociation de plus dès l'arrivée, l'objectif étant de soutenir les loueurs locaux qui font déjà tourner la location de véhicules à Phuket, et non de les remplacer.
Reste à savoir si ce prix d'Air Canada Vacations se traduira par une hausse durable des arrivées canadiennes, ce qui dépendra probablement de la manière dont la Thaïlande concrétisera la coopération évoquée par ses responsables. Pour l'instant, Phuket dispose d'un argument concret dans la compétition pour attirer des voyageurs qui étudient soigneusement leurs destinations avant de choisir où passer des vacances bien-être.
